Les personnages de nos romans

Inspecteur BONNIER

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Inventer des personnages et des situations a toujours été pour Jacques Bruyas son fort et un plaisir indicible. Bonnier ? Ah, parlons-en de Bonnier ! Il écrivit son premier livre en 1979 et le vit publié aux éditions du Fleuve en 1981 avec une préface de… Georges Simenon !

Ensuite, rien pendant vingt ans, puis en 2001, Carlo di Borghio mettait en scène une de ses pièces, Biglietto d’Ingresso. C’était dans le nord sicilien et Jacques Bruyas eut ainsi l’honneur, le privilège et le plaisir de rencontrer Andrea Camilleri, grand dramaturge, metteur en scène et auteur de séries policières dont Les enquêtes du Commissaire Montalbán, (créateur, lui, du flic Pepe Carvalho) et des Enquêtes du commissaire Collura.

Quelques verres de blanc plus tard, il invita fermement Jacques Bruyas à écrire des polars, entre deux pièces de théâtre. Il inventa alors de toutes pièces une mythologie Bonnier, lui créa dans l’Histoire de France un ancêtre célèbre, Adrien Bonnier de la Mosson, dit de Hautecour (1712-1789), surintendant de la police sous Louis XV puis la Régence, ancêtre reconnu donc de Lucien Bonnier — ce qui explique le goût de ce flic pour l’Histoire — et également auteur de comédies galantes et de pamphlets incendiaires contre Marie-Antoinette, ce qui ne l’empêchera pas de finir, malgré son grand âge, sur l’échafaud.

Son premier Bonnier, Larochetard, fut écrit en feuilleton dans un hebdomadaire beaujolais « Le Patriote » et lorsque cet organe de presse fêta ses soixante-dix ans en 2014 (c’était une des fameuses "feuilles de route" de la Résistance), un éditeur lui proposa la réédition du fameux titre… mais comme nombre d’éditeurs, il n’avait pas lu le livre, car il lui proposa dans la foulée d’écrire une suite au roman alors que dans les dernières pages, il avait "suicidé" son héros !

Qu’importe, Bonnier naquit de nouveau par un subterfuge de gendarmerie, ayant déclaré sa mort pour le dégager d’une sale affaire, et il reprit du service.

Devenu Président de l’Union des Écrivains Auvergne Rhône-Alpes, il s’adjoint plusieurs co-auteurs consécutifs et le résultat étant probant, l’aventure se poursuivit ainsi au gré de nombreux volumes. Il reprit lui-même la plume et des auteurs de l’UERA s’emparèrent à leur tour en solitaires du héros dans une collection devenue : « Le retour de Bonnier », Des enquêtes étant même écrites au Togo, au Portugal, à l’île Maurice, en Chine et tout dernièrement aux USA.

Et puis sont sorties trois collections nouvelles : la première : « Le théâtre de Bonnier et Malkevitch » sous la plume de Dominique Bragard : Truth for my theatre et Further with my theatre. La seconde : « L’enfance de l’Art », mettant en scène Bonnier enfant grâce à Robert Ferraris dans Papy Joseph et Mystère à Fort Boyard. La dernière en date : « Les souvenirs de Bonnier » avec Bonnier et les cahiers à l’encre bleue, n°1 de Jacques Bruyas et n°2 pour celui de Dominique Bragard.

Deux derniers romans de Jacques Bruyas, devenu pour tous « Le papa de BONNIER », le mettent en scène : Affaires classées pour une nouvelle collection : « Les Dossiers de Bonnier » et Bonnier ne fait plus dans la dentelle, alors qu’arrivent régulièrement d’autres titres par de nouveaux auteurs, tous édités aux éditions MaBoZa.

Jacques Bruyas ne s’est jamais étendu sur son « héros ». Il lui a flanqué un adjoint, CONTET, sans prénom mais non moins fidèle. Et puis une légiste, Florence MOURGUET, sa compagne et maîtresse possessive et experte en plus de cinquante nuances d’érotisme.

Deux autres comparses « demi-sel » apparaissent aussi dans certains ouvrages, Salvatore Giulema et Tonio Vendetti — déformation minime du véritable patronyme d’André Vylar, né Antoine Venditti, chanteur, comédien, metteur en scène, directeur de cirque, speaker de boxe, grand ami de Jacques Bruyas.

Aujourd’hui, la télévision s’empare de cet inspecteur Bonnier, qui mène enquêtes sur enquêtes sur notre territoire ou ailleurs.

Soline JORDAN

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Ancienne prostituée devenue inspectrice générale de la Brigade des Mœurs, elle est secrètement amoureuse de Bonnier mais vit épisodiquement avec Malkevitch... Elle fut inspirée à Jacques Bruyas,
à la suite d'une enquête menée par ce dernier pour un titre-magazine lyonnais sur les "maisons closes et bordels"....Dans le premier Bonnier américain signé Alister Vaughan "311 Jungle Street" elle est un des personnages centraux de l'enquête... On la retrouve dans pas moins de cinq volumes des Bonnier...

Commissaire mythologue MALKEVITCH

Il y a sûrement du Robert Langdon cher à Dan Brown en ce personnage fictif, qui après une vie d'espion puis de correspondant de guerre auprès de Jean Lartéguy, entre autres, devint mythologue et se mit à enquêter sur les légendes et mythes urbains sur Lyon et la Région. Il rencontre un jour Lucien Bonnier, tout frais diplômé de l'Ecole de Saint-Cyr, et qui vient d'être nommé au commissariat de la Croix-Rousse, placé alors sous la houlette du commissaire Grégory Alexinsky, bon vivant, grand séducteur qui inspira à Frédéric Dard, le célèbre personnage de San Antonio. On retrouve Jean Malkevitch dans une dizaine d'ouvrages, dont sept typiquement centrés sur ses enquêtes ou pérégrinations lyonnaises... Pas moins de trente-cinq auteurs se sont déjà investis dans les enquêtes du célèbre mythologue Malkevitch.

Momo DIALLO

Flic Malien, musicien de jazz, il fut inspiré à Jacques Bruyas par le comédien-griot camerounais Momo Ekissi, qui interpréta trois pièces justement signées Bruyas. Il apparaît pour la première fois dans le volume "Le rouge (sang) dans le noir" puis on le retrouve dans six autres enquêtes de son cher Lucien Bonnier. Idrissa Ouédraogo, le célèbre cinéaste burkinabé, avec lequel Jacques Bruyas collabora pour deux films et une série TV, n'est pas sans faire penser lui aussi à ce héros de papier.

Florence MOURGUET

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Copine de classe à l'école primaire de Lucien Bonnier, ils se sont perdus de vue longtemps puis retrouvés lorsque Florence a terminé sa formation de médecin-légiste et qu'elle est devenue de surcroît la compagne attitrée du célèbre Inspecteur Bonnier.

Clown ZAVATOR

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Ce personnage est né en quelques minutes... Jacques Bruyas l'a créé en sortant d'une représentation donnée dans une petite bourgade par un cirque non moins petit qui était animé par un personnage clownesque exceptionnellement empathique et sachant parler aux enfants sans les bêtifier, ni les infantiliser à outrance... Chaque môme devenant à son contact une personne nécessaire et indispensable... L'association "Docteur Clown" acta immédiatement l'idée d'un partenariat avec l'Union des écrivains Rhône-Alpes Auvergne et ainsi naquit le premier volume des "Humanités de ZAVATOR" avec une charte graphique de Jean Prost dont Jacques Bruyas n'était que passablement satisfait, jusqu'à ce que Roger Brunel redonne à ce personnage un dessin, dont d'autres illustrateurs comme Alain Bonvin ont su s'inspirer pour les aventures futures de ce sympathique personnage. À ce jour, 7 volumes des "Humanités de Zavator" ont été publiés au profit des associations : "Le blé de l'Espérance", "S.O.S villages d'enfants", "Docteur Clown", "Espoir Charcot", "Association Française du syndrome de Rett", "Association humanitaire de Lovisa-Kopé, Togo" (2 titres) et d’autres associations partenaires sont à venir...

 

Des poèmes de Zavator mis en musique par Dominique Bragard pour un futur spectacle pour enfants, des figurines en bois créées par le "chantourneur des Alpes" et quelques autres produits dérivés furent inventés à l'image de ce petit clown, qui reste quelque part un double de son créateur. Une quarantaine d'auteurs ont collaboré aux différents volumes des "Humanités de ZAVATOR".